Compte-rendu non exhaustif de la conférence du 1er juin
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I. Les nouveaux visages de l’extrême droite, par Jean-Yves Camus
J-Y. Camus livre une analyse centrée sur l’organisation des mouvements politiques d’extrême droite après la seconde guerre mondiale et leurs résultats électoraux. Il réfute l’existence d’une « vague » nouvelle d’extrême droite, en expliquant que l’extrême droite connaît, au fil des époques, des défaites et des succès. Il pointe cependant chez les mouvements d’extrême droite nouveaux (ou reconstitués) une modernité dans l’approche du militantisme, notamment à travers l’utilisation d’internet et la capacité à structurer des réseaux qui dépassent les divergences idéologiques, culturelles ou stratégiques. Il met en évidence une capacité de l’extrême droite à se positionner, y compris au sein de l’échiquier politique, comme une mouvance en marge, exclue, voire tyrannisée – ce discours trouvant un écho chez un certain nombre de populations discriminées, se percevant comme telles ou connaissant des conditions économiques et sociales difficiles.
Un participant questionne les organisateurs sur l’iconographie choisie pour annoncer la conférence. Il considère peu judicieuse l’utilisation de symboles pouvant renvoyer à l’orientation sexuelle et insiste sur la nécessité de concevoir l’extrême droite y compris à travers les idées qu’elle diffuse et dont elle se nourrit en lien avec l’homophobie, la lesbophobie, la transphobie, etc. Read the rest of this entry »
La récente autobiographie de Neville Staple (Aurum Press, 2009), dont les talents de “toasting” lui ont valu de participer à l’histoire collective de “The Specials”, n’est pas seulement l’occasion de se repasser “A Message to You, Rudy” ou “Gangsters” en opinant du trilby d’un air entendu (parce qu’on en comprend désormais les paroles) ou satisfait (parce qu’on sait déjà qu’on aura du mal à n’en pas gratifier, chant à l’appui, tous nos petits camarades de soirées mondaines).
Outre que l’occasion de crâner un peu est toujours bonne à prendre, il se trouve que l’histoire de Neville, écrite à quatre mains avec l’aide d’un journaliste londonien, rejoint en de multiples lieux celle des crises sociale, industrielle et économique qui ébranlèrent le Royaume Uni dans les années 70. Read the rest of this entry »
Pour que l’Université reste accessible, en France, à tous, Colère Universitaire s’intéresse aux universitaires. Le film est en avant-première le 10 mars à 19h30, à la Sorbonne Nouvelle.
Dans ce film, il est question de la France que regardent les étudiants internationaux qui viennent, dans le cadre d’un programme d’échange (Erasmus, mobilité internationale) pour un semestre ou un an d’étude et qui parlent, non seulement, de la France mais aussi des Français, des Parisiens, et surtout, de la grève qu’a connu
Le film de Lizzie Borden (1), sorti en 1983, est d’abord conçu comme une immense pièce musicale. “Born in Flames” est en effet également le titre d’un morceau du groupe texan The Red Crayola (2), par lequel s’ouvre le film. Les paroles et la voix de Lora Logic (3) fonctionnent dans ce film comme un refrain entêtant dont dès la première scène, Isabel (4), animatrice pour la fréquence pirate « Radio Ragazza », annonce au spectateur qu’elle fixe droit dans les yeux qu’il n’aura de cesse que de l’entendre, partout, toujours. Deux années seulement après la première édition du festival de rock féminin “Venus Weltklang” à Berlin (5), qui avait réuni un certain nombre des noms qui apparaissent au générique de Born in Flames, le film de Borden semble prolonger les amitiés formées autour de cette scène encore neuve, ouverte par les Mo-dettes (formé par une ex-Slits), LiLiPUT, ou the Au-Pairs.
Le Paris 3 social club, le collectif Libertaire et la section CNT souhaitent à tous les étudiants et à tous les personnels de Paris 3 une très belle année 2010 pleine de joies, de solidarités, de révoltes, de découvertes, de gourmandises et de plaisirs.
par Michel Onfray, Le Monde, Article paru dans l’édition du 25.11.09
Monsieur le Président, je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être, si vous avez le temps. Vous venez de manifester votre désir d’accueillir les cendres d’Albert Camus au Panthéon, ce temple de la République au fronton duquel, chacun le sait, se trouvent inscrites ces paroles : “Aux grands hommes, la patrie reconnaissante”. Comment vous donner tort puisque, de fait, Camus fut un grand homme dans sa vie et dans son oeuvre et qu’une reconnaissance venue de la patrie honorerait la mémoire de ce boursier de l’éducation nationale susceptible de devenir modèle dans un monde désormais sans modèles. Read the rest of this entry »
L’évaluation du travail n’est plus une idée neuve. Elle date de la seconde moitié des années 1990, et en son temps avait suscité de premières analyses 1. L’évolution du marché du travail et notamment la mise en concurrence des secteurs publics a offert une voie royale à cette nouvelle doctrine. Read the rest of this entry »
Les années d’hiver de Guattari, recueil de textes (entretiens, tribunes, articles…) écrits entre 1977 et 1985, vient d’être ré-édité aux Prairies Ordinaires, avec préface de François Cusset. De quoi se prémunir contre l’hiver ambiant et alimenter les feux. Et si d’aventure on leur préfère la chaleur et les lumières plus douces émanées d’une lucciola on peut se tourner vers la Survivance des lucioles de Didi-Huberman (Minuit) qui en parle très bien ici: http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/jour_lendemain/fiche.php?diffusion_id=78050&pg=avenir.
Sinon, on peut toujours ressortir son plus beau chandail à motifs.
Franck Lepage anime des conférences gesticulées. Il s’attaque ici au mot “projet” et révèle tout ce que son emploi sous-entend dans l’organisation du travail et l’idéologie. Pointu et drôle à la fois ! De l’humour politique sans démagogie. Le paris3socialclub soutien le projet de Franck Lepage !