Le pas QCM du Week-End
C’est vrai qu’un roman où il n’y a qu’un seul “je” a de quoi irriter celui qui ne jure que par lui (Développez cette phrase en 2 mots, bien qu’un seul soit suffisant. Est-ce une sentence lapidaire ? Dites pourquoi. Savez-vous de quoi on parle là ?)
C’est vrai qu’un ouvrage plein de finesse a… (finissez la phrase si vous voulez réussir le concours facteur option face au public)
C’est vrai qu’un roman où élégance et respect, retenue et dignité, amour et séduction sont à l’honneur ont de quoi… (En vous fondant sur votre culture générale, faites une dissertation facteur cheval pour réussir l’U.E. tri du courrier, option fond de cale)
Puis, munis d’une enveloppe plastifiée où vous aurez glissé l’objet traumatique, tous à vos guichets lundi 16 février à partir de 15 heures, place des hommes et des femmes et des bambins que la poupée classique n’a pas eus, dans le Ve pour une
LECTURE MARATHON DE LA PRINCESSE DE CLEVES DEVANT LE PANTHEON
A L’INITIATIVE D’ETUDIANTS et D’ENSEIGNANTS-CHERCHEURS de PARIS3 ET D’AILLEURS.
Rendez-vous à 14h50 devant le Panthéon ou à l’Université de Paris3, 13 rue Santeuil, 75005 Paris, Hall des Amphis, devant l’Amphi A à 14h.
LECTURE OUVERTE PAR MARCEL BOZONNET
« L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de la Princesse de Clèves… Imaginez un peu le spectacle ! »
Nicolas Sarkozy, 23 Février 2007, Lyon
« Il est toutefois significatif et triste de voir un Président considérer un monde où l’on demanderait à la guichetière ce qu’elle pense de La princesse de Clèves comme un repoussoir absurde et Kafkaïen – alors que cela pourrait au contraire constituer la visée inspiratrice d’un monde possible éminemment désirable »
Yves Citton, Lire, Interpréter, Actualiser. Pourquoi les études littéraires ?, Paris, Editions Amsterdam, 2007, p.223.
Parce que nous désirons un monde possible où nous pourrions, aussi, parler de La Princesse de Clèves, de quelques autres textes, et pourquoi pas d’art et de cinéma avec nos concitoyens quelle que soit la fonction qu’ils exercent,
Parce que nous sommes persuadés que la lecture d’un texte littéraire prépare à affronter le monde, professionnel ou personnel,
Parce que nous croyons que sans la complexité, la réflexion et la culture la démocratie est morte,
Parce que nous croyons que l’Université est et doit être le lieu de la beauté et non de la performance, de la pensée et non de la rentabilité, de la rencontre avec la différence – culturelle ou historique, et non de la répétition du même,
Parce que nous voulons témoigner de ce que notre métier d’étudiants et d’enseignants n’est pas seulement de professionnaliser et d’être professionnalisés mais aussi de lire et de donner à lire,
Parce que nous sommes en grève pour en témoigner,
Nous nous relaierons le lundi 16 février, à partir de 15h, devant le Panthéon, place du Panthéon à Paris, pour une lecture marathon de La Princesse de Clèves.
Rendez-vous à 14h50 devant le Panthéon ou à l’Université de Paris3, 13 rue Santeuil, 75005 Paris, Hall des Amphis, devant l’Amphi A à 14h.
Tout lecteur volontaire est le bienvenu : on arrive quand on peut et on part quand on veut. On peut aussi rester et arriver à l’heure.
Prévoir parapluies, papiers d’identité et cartes d’étudiants, thermos de café et voix bien posées.