Un peu de poésie, s’il vous plaît…
Un texte écrit par Plínio W. Prado Jr. (philosophe enseignant à l’Université de Paris 8), qui s’intitule : “Le principe d’université comme droit inconditionnel à la critique“.
On peut lire cette analyse fine et pointue sur le site de l’Atelier-philosophie (www.atelier-philosophie.org) dans la catégorie textes en ligne, ainsi que sur le site de la revue Fabula
Ici suit un extrait:
“La responsabilité devant l’autonomia de la pensée critique (penser par soi-même) et l’exigence éthique dont elle est indissociable (la recherche d’une vie qui vaille la peine de vivre), requièrent ainsi qu’il soit absolument préservé, sauvegardé dans l’université, une zone d’activités, d’investigation, d’enseignement et d’expérimentation non-finalisés : gratuits, désintéressés, non-utilitaires, infonctionnels, non-rentables. C’est là l’essence de ce qu’on appelle université.
L’enseignement fondamental au sens dit (les Humanités), avec tout ce qu’il engage, à commencer par le rapport singulier au temps, relève par excellence, nous venons de le voir, de cette région d’activités.
Or, c’est exactement cette région, l’essence critique de l’université (qui inclut — insistons-y — le droit inconditionnel pour tout un chacun d’en bénéficier), c’est très précisément cela qui constitue la cible des choix politiques qui commandent la présente offensive néolibérale en France, décidée à déposséder l’université d’elle-même.”
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